Voilà c'est fini pour l'Allemagne, mais la suite ne s'annonce pas trop mal: je vous donne donc rendez-vous sur http://cavasaigner2.blogspot.com/ pour la suite des aventures. Merci à ceux qui auront pris le temps de lire ce blog et de laisser un message.

mardi 22 avril 2008

Bienvenue chez les Ch'tis

Le temps pourri et le manque de Ricard ont eu raison de ma décision initiale qui était de ne pas rentrer, et après un peu plus de deux mois passés à Stuttgart me revoilà dans le train direction la France cette fois. Je n'avais tellement pas envie de le rater que je suis même arrivé 30min en avance: l'angoisse, je ne savais pas quoi faire. Ce n’est pas pour me justifier mais au moins quand est un peu à la bourre on n'a pas le temps de s'ennuyer... Voyage sans trop d'histoires, je foule la terre promise le vendredi 18 avril à 18h12, Houston tout c'est bien passé.
Le we défile encore plus vite que mon réveil le matin et je n'ai même pas trouvé 2h pour prendre un bain que je dois déjà repartir, snif. Au passage je remercie tout le monde, surtout Marianne qui s'est tapée pas mal de kilomètres alors qu'elle ne voit pas souvent son chéri et qu'elle n'aime pas le kart :-). Et désolé pour les malheureux qui n'ont pas eu le privilège de me voir, qu'ils ne désespèrent pas, je reviendrai (petite crise narcissique passagère).
Réveil difficile le lundi après une courte nuit mais je suis à peu près dans les temps. C'est plus la motivation de retourner dans le ch'nord qui manque. Mais quand le métro me file sous le nez je commence enfin à être en retard, un sourire se dessine sur mes lèvres, tout redevient normal. Comme je n'ai qu'un sac et que mon train est voie A, donc du bon coté de la gare, j'aurais quand même une bonne minute d'avance: large, mais je n'ai quand même pas eu le temps de trouver ma place avant que le train ne parte! Fidèle à ma réputation j'entame une sieste sans perdre un instant. J'ouvre un œil, nous sommes à Mulhouse, j'ouvre l'autre nous sommes à Strasbourg, au moins le voyage sera passé vite.
Me revoilà dans mon Pas-de-Calais à moi : de la bière et des saucisses partout, un temps épouvantable, un froid inimaginable, l’horreur. Ne manquent que les chants traditionnels qu’on entend parfois et je resaute dans le train. Le soir, calé au fond de mon lit, je regarde enfin Bienvenue chez les Ch’tis, et je ne peux m’empêcher de penser à moi qui vient de quitter Lyon et à ma mère qui croit que je vis l’enfer (mais ca y est je lui ai expliqué qu’il ne fait pas -20° tous les jours), et j’espère vraiment que ca finira de la même manière.

lundi 14 avril 2008

La Frühlingsfest (fête du printemps pour les novices) s’installe

Là ça y est on rentre dans le vif du sujet, la bière va couler à flot ! Mais avant tout un peu de sport pour garder la forme.
Vendredi soir a lieu le tournoi de foot inter-département organisé par Bosch. Comme certains départements (dont le mien) n’avaient pas d’équipe, nous avons réussi à constituer une équipe de stagiaires : aucun joueur de foot, que des bras cassés. Comparé à d’autres équipes qui ont même des maillots et qui sont déjà en train de s’échauffer on fait un peu touristes. Finalement on ne sera pas si ridicule mais avec un nul, une victoire et une défaite on ne passera pas la phase de poule. C’est bien crevé que je rentre vers 21h00, un bon repas avec 3 de mes collocs et dodo. Problème, il pleut encore et toujours…
Le lendemain, Ô miracle, il fait un temps correct. Mathieu et Olivier débarquent vers 15h en direct de Edenkoben, un bled à une bonne heure de Stuttgart. Ballade en ville puis retour chez moi pour l’apéro. Au passage petit coup de stress, j’ai perdu ma carte bancaire ; pas d’affolement je l’avais juste laissé dans le lecteur au magasin. Ensuite direction la fameuse Frühlingsfest. En gros ça se divise en deux parties bien distinctes : la partie attraction et la partie bière. Des chapiteaux immenses sont dressés de partout et des milliers de barbus boivent de la bière, l’horreur :-). Le petit détail qui tue : les toilettes sont payants, les chiens ! Comme on a bien pris l’apéro et que tout ça n’est pas gratuit notre choix s’oriente vers les attractions, aucune bière ingurgitée ! Mais c’est sans compter sur le plan de secours…Après quelques heures, nous revenons en centre ville pour rejoindre Gabrielle et boire un verre. La soirée s’achèvera vers 4h30.

Le dimanche s’annonce bien : temps magnifique. Mathieu et Olivier repartent en fin de matinée. Je glandouille jusqu’en milieu d’aprèm puis c’est reparti pour un tour en ville. Promis je retournerai boire une mab dans la semaine.

dimanche 6 avril 2008

FFFF : Forza Ferrari Fuck Fernando

Sorti du boulot pas trop tard pour aller au sport, j’attendais avec impatience ce we. Mon tuteur vient en effet d’avoir un bébé et m’a refilé un surplus de boulot conséquent, la semaine a été dure.
Le vendredi j’ai prévu de sortir avec deux nouveaux stagiaires dont je viens de faire la connaissance. Rendez-vous est pris à l’Oasis bar vers 00h30. Mais avant c’est l’anniversaire d’une de mes collocs donc petit apéro à la résidence. Ils sont marrant les allemands, en dehors de la bière ils ne connaissent rien : franchement pour acheter une bouteille de bordeaux importée moins de 1€ ( !) faut quand même pas avoir peur. Mais le pire dans tout ça (parce qu’il y a pire) c’est qu’ils ont tout bu. Je dis pas, c’est peut être un mec fauché qui l’avait acheté, mais bon personne ne les a forcés à la boire… Je décide donc de quitter cette bande d’ivrogne pour rejoindre mes collègues de boulot. Bar sympa mais rempli à ras bord et musique un peu chiante (comprenez pas électro), vers 3h du mat je craque et demande si on ne peut pas aller ailleurs. Direction une boite en centre ville ou nous retrouvons les buveurs de vinaigre. Finalement on finira comme d’habitude, c'est-à-dire autour d’un bon kebab à 7h du matin, avec le chant des oiseaux.
J’ai bien fait de me coucher tard car le temps est pas terrible le samedi : hibernation dans ma chambre toute le journée.
Le dimanche ne s’annonce pas mieux mais je ne supporte plus de rester enfermé. Le GP de F1 sera ma motivation pour aller faire un tour, vu que je n’ai pas la télé et que je n’ai toujours pas vu de courses depuis la reprise. Pizza, bière et F1, le super plan beauf’… Heureusemnt le résultats me redonne un peu de moral (doublé Ferrari of course), car la pluie redouble d’intensité et je dois retourner m’enfermer. Vivement le we prochain.

jeudi 27 mars 2008

Week-end de Pâques à Munich

Les allemands ont tout compris : 35h par semaines et 2 jours fériés à Pâques, il n’en fallait pas plus pour se décider à aller voir Romain à Munich. Départ prévu le jeudi après le boulot en covoiturage. Je suis super déçu c’est même pas une BM ou une Mercedes, c’est une Polo (je suis tombé sur un pauvre ça commence mal). A peine 30 minutes plus tard le mythe de l’autoroute allemande est cassé. Oublié les vitesses illimitées et le Stuttgart-Munich en 2h, c’est limité à 80 sur 50% du parcours, la route est pourrie et des bouchons partout…Génial ! Une petite sieste plus tard (pour ne pas dire que ça a duré une plombe) je suis enfin à Munich. Le temps n'est pas super et il fait froid, même pas grave. Un coup de S-Bahn, un coup de U-Bahn et me voila à Josephlatz. Un événement assez important s’est alors produit et qui mérite d’être noté, j’ai utilisé mon sens de l’orientation. J’en vois déjà qui rigolent mais le plus beau c’est que je me suis servi de la mini boussole incrustée dans mon sac made in China (merci maman). Le soir rien de fou, une pizza et une bière.
Vendredi nous sommes fixés, quelqu’un a décidé de nous mettre à l’épreuve : j’ai jamais vu un temps aussi pourri, c’est pire que la Bretagne ! Mais bon on n’est pas du genre à se laisser démonter, va pour une visite du musé BMW et du site olympique.


Le soir petite bouffe chez Romain, non sans quelques problèmes d’ouvre-boîte et de tire bouchon… Puis direction la Kultfabrik, une zone industrielle désaffectée où sont regroupés pas moins d’une vingtaine de bars et boîtes. Le petit plus est le Party-bus qui nous emmène, avec bar et DJ à l’intérieur histoire de ne pas perdre le rythme ! Une fois sur place c’est moins facile, 3 refus net à l’entrée ça fait chier. Mais le français est du genre persévérant et on finira par embobiner un videur du Living4 avec nos cartes étudiant, la galère.

Quelle n’est pas notre surprise samedi quand nous apercevons des bouts de ciel bleu ! C’est parti pour une ballade-marathon, Englischergarten, Rathaus, Marienplatz…c’est que c’est grand Munich.

Notre dernière quête, à savoir un kebab, ne sera pas couronnée de succès (dans une ville de 1,2M d’habitants!), c’est le week-end de l’échec et c’est pas fini… Romain a repéré une boîte pour ce soir avec conso ½ tarif. Au plus fort de l’apéro on se dit qu’on ne va pas y aller trop tôt, il risque d’y avoir trop de monde. Du coup on se pointe à 2h du mat’ et c’est encore la porte qui nous attend. « Trop de monde » qu’ils nous disent à l’entrée, « revenez dans 1h ». Ah la blague ! Il fait -10°, on rentre brocouille.
Le dimanche est de nouveau pourri, vent et neige. Ballade au palais de Nymphenburg et couché pas trop tard pour attaquer sereinement le gros morceau du lundi.

Nous avons en effet prévu de visiter le Deutsches Museum, un des plus gros musées du monde dédié aux sciences et techniques. Cela nous occupera toute la journée. Pour finir, et histoire d’avoir une dernière emmerde, le U-Bahn qui m’emmène à mon covoiturage tombe en panne ! Bloqué entre deux murs en béton pendant 5min sans savoir ce qui se passe et sans réseau (inutile de préciser que je n’étais pas spécialement en avance…). Finalement on voit passer le chauffeur à pied, il nous explique qu’il va essayer de redémarrer pour rebrousser chemin. Me voila reparti dans le mauvais sens, ce qui est toujours mieux que d’être resté bloqué cela dit. Heureusement ma voiture m’attend toujours, et je finis sur une note internationale puisque je voyage en compagnie d’une allemande, d’un japonais et d’un brésilien (et non Romain, Katinka avait plus les traits d’une saucisse allemande que d’un pétard ukrainien).
Bravo si vous avez tenu jusque là ! C’est fini, et promis on y retournera.

mercredi 26 mars 2008

Premier poker en Allemagne

Dimanche dernier j’ai repéré sur le programme du pub qu’il y avait un tournoi de poker tous les mardi. Le concept me plait bien : inscription gratuite, 3 tables de 10 et une bouteille de whisky pour le vainqueur de chaque table. Sur place je retrouve Panda et BenJ, on est chacun à une table différente. La partie commence, je la joue slow-play comme dirait Romain, histoire de ne pas me faire sortir au bout de 5min. Le temps passe et toujours pas un coup à mon actif, je me dois de réagir. Me tombent dans les mains As/Dame de trèfle… Un type mal en point envoie le tapis, je paye. Je perds contre une paire de 7, la mort. Ma main suivante n’est pas vilaine non plus : As/ Valet de cœur. Deuxième revers ! A ce stade j’ai joué deux fois et j’ai perdu 3/4 de mes chips, je suis serein. Le seul avantage c’est que tout le monde me croit mauvais et foutu, mais je suis bien décidé à vendre (très) chèrement ma peau de petit français. Le jeu se poursuit, les blindes commencent à se faire sentir (400/800). Arrive le tournant de la partie : trois personnes vont à tapis avant le flop, tout le monde se couche et je suis le dernier à parler. Je regarde ma main : paire de Dame, I call. Les As et les Rois pleuvent sur le tapis, mais aucun jeu fait, ma paire de Dame survivra. […] Je vis sur mes réserves et me retrouve au dernier round. Le problème c’est que le type en face à 3 fois mon tas. Qu’à cela ne tienne, mon adversaire n’a pas l’air du genre fou, je le couche 3 fois de suite avec mon tapis et me voilà renfloué ! Enervé de se faire plumer le mec décide de payer mon 4è tapis de suite (As/9, alors qu’il y a un 9 au flop) et je me fais moucher par une paire de 10 au seul moment de la partie ou je pouvais lutter. That’s poker !

lundi 10 mars 2008

Sport, soirée, paint-ball & rugby, un gros week-end comme on les aime

Enfin le we! Comme je n’ai rien de prévu le soir je me décide à aller faire du sport. Parce que c’est bien beau de sortir tout le temps mais bon faut quand même penser à s’entretenir. Le seul problème c’est que je ne sais pas vraiment où est le gymnase et le plan fourni n’est pas super explicite. Bref 10 min plus tard j’ai les pieds dans la bouse, il n’y a plus de route ! Je me suis manifestement fait roulé. Ma réflexion est alors perturbée par un cow-boy surgi de nulle part : un vrai avec des bottes, un jean et un chapeau ! Doit être perdu lui aussi… En fait non il a juste remarqué que moi j’étais paumé et le mec trop sympa me dépose direct devant le gymnase (en Ford fiesta pas en cheval). Deux heures de sport (gratuit en plus) ça fait plaisir. Me voila de retour au bercail, un peu fatigué, quand on me propose de venir à un anniversaire. Je ne suis pas super emballé car je ne connais évidemment personne. Mais bon après le sport j’ai mérité ma bière donc j’y vais en me disant qu’à 1h je rentre...
Et comme d’hab je finis à 5h du mat, en train d’expliquer à un turc que je ne veux pas de sauce piquante dans mon kebab (en allemand bien sur c’est ça qui est bon).
Le lendemain j’ai rdv à 18h pour une partie de paint-ball. Encore une fois je ne connais personne sauf celui qui m’a invité. Evidemment on ne comprend rien aux consignes de sécurités et aux règles du jeu mais bon l’essentiel est sauf, j’ai compris que LA protection indispensable pour les mecs coûte 2€. Vu qu’il y a 200bars de pression dans le gun et que les billes résistent à environ 50kg j’ai pas hésité longtemps. On s’est mitraillé pendant pas loin de 4h, mes fringues étaient pourries, même avec la combi!
Petite bouffe en ville vers 1h du mat’ puis une bière pour faire glisser et dodo.
Dimanche temps magnifique. Petite balade en ville et direction le match de rugby, dans un pub irlandais cette fois. Match un peu décevant mais la victoire est au bout et la bière super bonne donc on se plaint pas. De retour la lessive s’impose car je n’ai pas envie que la peinture s’incruste plus longtemps. Un bon repas pour clôturer ce super week-end : pattes au beurre ! J’ai oublié d’aller faire des courses…


vendredi 7 mars 2008

Semaine du 3 au 7
Nous voilà déjà au mois de Mars. Aujourd’hui je déménage. N’étant plus que deux à cause du départ des étudiants, mon tuteur pense qu’il est préférable qu’on change de bureau. On se retrouve dans un immense bureau d’une trentaine de personnes, avec grandes plantes et machines à café de luxe, la classe. En plus il y a déjà deux stagiaires, un indien et un franco-allemand. Il fait toujours un temps pourri et ils annoncent même de la neige. L’indien est plutôt affolé, il n’a jamais vu de neige de sa vie ! En plus il n’a pas vraiment la garde-robe adéquate… En rentrant je discute un peu avec lui et je lui demande comment il vient au boulot: il m’explique qu’il préfère prendre le bus car il lui serait impossible de conduire ici. Pourquoi ? Parce qu’en Allemagne ils ont un code de la route …!